Régime féodale 3/19/08Régime
féodale 2006 L’idée de me retrouver dans les
mêmes conditions d’une société féodale qui souffre encore de la maladie des
élitismes me rend irritatif et demeure un problème irrésolu. Comme si on avait
étiré l’espace du temps pour le conserver tel quel, le suspendant pour en faire
une nature morte. Or cette élasticité subit une tension croissante qui finira
tôt ou tard par se déchirer. Une roue dégonflée demeure immobile et devient
un objet de contemplation, à moins de lui assurer la pression d’air nécessaire
pour poursuivre son chemin. Cela justifie l’absence conditionnelle du processus
évolutif chez l’homme, dans une société souffrante et menacée par une politique
irénique qui n’assure qu’un camouflage d’une structure en voie d’effritement.
De même que, les maladies surgies récemment ne pourront point guérir par
injection de médicaments dont l’invention date de belle lurette. Il y a trente ans, les conditions politiques,
religieuses et sociales m’ont obligé de quitter mon pays. Aujourd’hui comme
hier et pour les mêmes raisons, d’autres jeunes quittent le pays. C’est
toujours le même refrain. Les jeunes et leurs odeurs fraîches sont exportées et
la pourriture reste, s’ammoncelle, devient toxique et, conséquemment, nous
étouffe. Tout finira par exploser, comme il y a trente ans. Le pays est
continuellement exposé à un danger destructif et de même son peuple se voit
menacer de disparition. L’erreur se répète et le cycle de la vie suit son
parcours. Solidement
ancré dans la réalité, mon projet de photos et d’installations est l’expression
d’un langage métaphorique qui fait référence à des situations réelles de nature
sociopolitique. Au centre
de la salle, la carte géographique du Liban, de 3 mètres de longueur, sera
présentée par un assemblage de morceaux de charbons de bois. Sur une
table nappée de soie, vous retrouverez deux boîtes de chocolats en forme de
croix et de croissant. De plus, des fers à marquer, utilisés pour identifier le
bétail, seront exposés avec la marque de ¨ Muslim et Massihi¨-musulman et
chrétien-écrite en néon rouge.
Quant aux murs, un ensemble de montage de photos traitées par photoshop
sera exposé. The idea to finding myself today under the same conditions
of a feudal society which still suffers from the disease of the elitisms,
returns to me irritating and leaves the problem irresolute. As if one had
stretched the space of time to preserve it just as it is, suspending it to make
a still life of it. However this elasticity undergoes an increasing tension
which will end early or late tearing up A deflated wheel remains motionless and
becomes an object of contemplation, unless ensuring him the Wright pressure of
air to carry on its way. That
justifies the conditional absence of the evolutionary process at the man, in a
society suffering and threatened by an irenic policy which ensures only a
camouflage of a structure in way of crumbling. Just as, the diseases emerged
recently will not be able to cure by injection of drugs whose invention goes
back to beautiful lurette. Thirty years ago, the conditions political, religious and
social obliged me to leave my country. Today like yesterday and for the same
reasons, other young people leave the country. It is always the same refrain.
The young people and their fresh odors are exported and the rot remains,
accumulates, becomes toxic and chokes us. All will end up exploding, like
thirty years ago. The country is continuously exposed to a danger destructive
and the same its people see themselves threatening of disappearance. The error
is repeated and life cycles it follows its course. Firmly anchored in reality,
my project of photographs and installations is the expression of a metaphorical
language which refers to real facts of sociopolitical nature. At the center of
the space of the room, the geographical chart of the 3 meters length Lebanon
will be presented by an assembly of pieces of coals. And on a nappée silk
table, you will find, two boxes filled with chocolates in the shape of cross
and crescent. Moreover, one assembly of numerical photographs will be exposed
on the walls of the room. |