 | | | | Feetbook 7/8/08 Quand l’absurde rejoint le réel… Feetbook
est un projet fondé et réalisé grâce à une participation collective qui prend
la forme d’une performance métaphorique dans les espaces publics et qui
aboutira à une installation in situ. Sur des
sites réels du Liban, les Libanais à l’étranger sont invités à une pathomimie (n.f. de patho-et mime. MÉD. Simulation
consciente et inconsciente d’une maladie) exprimant ainsi,
l’idée d’un déracinement collectif qui a irrévocablement influé leur
destin. L’instabilité
endémique au Liban ne permettant pas à la diaspora libanaise de retourner au
bercail, celle-çi est appelée à être representée par le truchement de leurs
souliers usés lors d’une excursion touristique explorant les quatre coins du
pays. Chaque soulier chaussant le destin de son ex-propriétaire parlera de la
trajectoire migratoire de ce dernier, et cela à travers un texte rédigé en
langue arabe. Le Libanais d’ailleurs est rapatrié par ses propres chaussures.
C’est le coup de pied du destin. Les souliers
éculés embarqueront dans une tournée guidée des endroits touristiques les plus
recommandés par le bureau de tourisme libanais. Les chaussures rejoindront les
vestiges de certains sites historiques, c’est l’alliage entre l’Histoire et
l’historiette d’un peuple en perdition.
Par la suite, Feetbook participera à une exposition collective, là où
une soirée de rencontre aura lieu le 05 août 2008 à 18h à la Galerie Janine
Rubeiz où ces souliers seront hébergés en forme d’installation accompagnée de
peintures sur papier et des photos souvenirs de leur excursion. Cette
simulation métaphorique est une image ironique et enviable qui exprime une
répulsion véridique de la situation des Libanais vivants à l’étranger contre
leur gré. | Be the first to post a comment.
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| Régime féodale 3/19/08 Régime
féodale 2006 L’idée de me retrouver dans les
mêmes conditions d’une société féodale qui souffre encore de la maladie des
élitismes me rend irritatif et demeure un problème irrésolu. Comme si on avait
étiré l’espace du temps pour le conserver tel quel, le suspendant pour en faire
une nature morte. Or cette élasticité subit une tension croissante qui finira
tôt ou tard par se déchirer. Une roue dégonflée demeure immobile et devient
un objet de contemplation, à moins de lui assurer la pression d’air nécessaire
pour poursuivre son chemin. Cela justifie l’absence conditionnelle du processus
évolutif chez l’homme, dans une société souffrante et menacée par une politique
irénique qui n’assure qu’un camouflage d’une structure en voie d’effritement.
De même que, les maladies surgies récemment ne pourront point guérir par
injection de médicaments dont l’invention date de belle lurette. Il y a trente ans, les conditions politiques,
religieuses et sociales m’ont obligé de quitter mon pays. Aujourd’hui comme
hier et pour les mêmes raisons, d’autres jeunes quittent le pays. C’est
toujours le même refrain. Les jeunes et leurs odeurs fraîches sont exportées et
la pourriture reste, s’ammoncelle, devient toxique et, conséquemment, nous
étouffe. Tout finira par exploser, comme il y a trente ans. Le pays est
continuellement exposé à un danger destructif et de même son peuple se voit
menacer de disparition. L’erreur se répète et le cycle de la vie suit son
parcours. Solidement
ancré dans la réalité, mon projet de photos et d’installations est l’expression
d’un langage métaphorique qui fait référence à des situations réelles de nature
sociopolitique. Au centre
de la salle, la carte géographique du Liban, de 3 mètres de longueur, sera
présentée par un assemblage de morceaux de charbons de bois. Sur une
table nappée de soie, vous retrouverez deux boîtes de chocolats en forme de
croix et de croissant. De plus, des fers à marquer, utilisés pour identifier le
bétail, seront exposés avec la marque de ¨ Muslim et Massihi¨-musulman et
chrétien-écrite en néon rouge.
Quant aux murs, un ensemble de montage de photos traitées par photoshop
sera exposé. The idea to finding myself today under the same conditions
of a feudal society which still suffers from the disease of the elitisms,
returns to me irritating and leaves the problem irresolute. As if one had
stretched the space of time to preserve it just as it is, suspending it to make
a still life of it. However this elasticity undergoes an increasing tension
which will end early or late tearing up A deflated wheel remains motionless and
becomes an object of contemplation, unless ensuring him the Wright pressure of
air to carry on its way. That
justifies the conditional absence of the evolutionary process at the man, in a
society suffering and threatened by an irenic policy which ensures only a
camouflage of a structure in way of crumbling. Just as, the diseases emerged
recently will not be able to cure by injection of drugs whose invention goes
back to beautiful lurette. Thirty years ago, the conditions political, religious and
social obliged me to leave my country. Today like yesterday and for the same
reasons, other young people leave the country. It is always the same refrain.
The young people and their fresh odors are exported and the rot remains,
accumulates, becomes toxic and chokes us. All will end up exploding, like
thirty years ago. The country is continuously exposed to a danger destructive
and the same its people see themselves threatening of disappearance. The error
is repeated and life cycles it follows its course. Firmly anchored in reality,
my project of photographs and installations is the expression of a metaphorical
language which refers to real facts of sociopolitical nature. At the center of
the space of the room, the geographical chart of the 3 meters length Lebanon
will be presented by an assembly of pieces of coals. And on a nappée silk
table, you will find, two boxes filled with chocolates in the shape of cross
and crescent. Moreover, one assembly of numerical photographs will be exposed
on the walls of the room. | Be the first to post a comment.
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| Le barbelé : Accroche-lambeaux 2/25/08 Quand la ronce
barde la fleur… Le fil de fer barbelé est
christique. Quoique de nature ronceuse, le barbelé de Jésus exhorte la passion
et l’abnégation. Descendant directement de la ronce, le barbelé, sous ses
multiples formes-coupant et piquant-, assiège Beyrouth. La ville est détenue
par les griffes de l’accès interdit à sa topographie. Jadis, il était un
vestige de la guerre. Désormais, il est le prestige d’une nouvelle guerre,
celle de l’attente, de l’imprévu et l’imprévisible. Soigneusement installé au
cœur de l’architecture rurale de Beyrouth, son mouvement torsadé et sa présence
physique mortuaire et psychosociale lui confèrent l’image d’une balafre pérenne
qui conteste l’orbe étoilé, d’une
ceinture de chasteté pour un bordel mappe mondialisé. Malgré sa composition répétitive
et menaçante, le barbelé figure parmi les objets urbains qui longe notre vie
quotidienne. Un rappel pathologique de la précarité de la vie. Sa convenance,
qu’elle soit authentique, esthétique ou politique, occupe notre espace privé et
public et se classe au rang des objets de guerre décoratifs. Cette
interrelation entre l’individu et
son environnement est façonnée se construit à travers l’action.
Selon Ittelson, « cet environnement, avec
ses particularités, la manière dont il est investi et façonné par l’individu,
qui participe de l’identité de l’individu et donne signification à son
comportement.”
À travers une
représentation métaphorique, à la fois enviable et ironique, je relève en
question les valeurs symboliques, esthétiques, son statut social déphasé et,
son harmonie sinistre au sein des espaces public et privé.
The genesis of the barbwire
finds its roots on the forehead of The Christ with the thorny crown. Albeit its
spiky nature, the Holy barbwire exhorts passion and abnegation. Descending
directly from the bramble, the prickly wire, with its multiple forms and
shapes, besieges Beirut. The Capital is under the claws of forbidden access to
its topography. Not so long ago, the barbwire was a vestige of the war. Today,
it is the prestige of a new war. The war of the unforeseen and the unpredicted. Neatly implemented in the heart
of the rural architecture of Beirut, its twisted movement and its mortuary and
psycho-social presence confirms the image of a an perennial scar, of a chastity
belt for a united-national brothel In spite of its repetitive and
menacing composition, the barbwire figures amid the urban objects that escort
our daily life. It is a pathological signal of the precarity of life. Its
presence, be it authentic, esthetic or political, takes part of our private and
public spaces and falls under the realm of the decorative objects of war. The
inter-relationship between the individual and his barb wired environment,
forges his social behavior vis-à-vis
himself and his surrounding milieu. Through a metaphoric representation, equally enviable and
ironic, I bring to the fore the symbolic and aesthetic values of the barbwire,
shedding light on its surpassed social status and its sinister harmony within
the public and private spaces. Primarily, my project will be a
combination of a video projection and essential materials such as wood, metal,
flowers, clay, and so forth. | Be the first to post a comment.
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| Le casse-pipie des casseroles 1/25/08 Le casse-pipe des casseroles
Pour des raisons politiques, ce projet n'a pas eu lieu. 2008 Les Libanais sont invités , à aligner leurs
casseroles à l’envers sur un lot de terrain au centre-ville. La scène sera
constituée d’une étendue de batterie de cuisine sans la présence d’aucune forme
humaine. A ce niveau-là, la pluie orchestrera l’aboutissement du projet à
travers son tambourinement sur les casseroles. L’accentuation de la cacophonie
sera sujette au déversement inégal de l’ondée. Le désordre auditif engendré par
la chute de la pluie et les casseroles sont symboliques à plus d’un égard. La
casserole en elle-même incarne la faim, la misère et illustre le ventre creux
des citoyens. Le tintamarre évoque le son des balles tirées aléatoirement. La
population est assassinée par la disette et par le dédain des politiciens. Dans
un espace ouvert comme celui du centre-ville, la flotte résonnera intensivement
en concurrençant le pavé. Le cri de la famine est aqueux. Naguère, les Libanais
avaient porté les armes pour revendiquer l’égalité sociale, mais à travers
cette allégorie, leurs marmites deviennent le mégaphone de la pauvreté qui
gangrène leur tissu social et familial. J’ai recours aux éléments ésotériques pour
mener à bien ce projet : L’eau, la terre, l’air et le feu. Ce dernier,
quoiqu’il ne soit pas réellement représenté, trouvera son expression dans le
‘feu de la colère’ des casseroles qui ne sont qu’un prolongement physique de
chaque Libanais. The pang of the pans Prelude Albeit
Beirut’s City Centre has been commercially paralyzed for over a year by the
opposition’s sit-down, this form of passive demonstration has coerced many
proprietors to close shops. While
in 1990 the weapons were deposed at the feet of the government, the occupation
of the heart of the City propelled the country into an economic tailspin which
setbacks have been disastrous on the population. In sum, it’s death in slow
motion. Project description Lebanese
will be invited to align their pans bottom down on a plot of land in the City
Centre. The scene will be constituted of a blanket of pans without any human
presence. At this stage, the rain will be the mainstream player leading this
project towards its final expression through the sound of the raindrops
crashing down on the pans. The auditory disorder engendered by the rainfall and
the pots are symbolic at many levels.
The pots connote the hunger, the misery and illustrate the empty stomach
of the citizens. The aquatic racket evokes the sound of bullets shot
erratically. The population is assassinated by the famine and the disdain of
the politicians. Of late, the Lebanese claimed at gunpoint their social
equality. However, through this allegory, the casseroles become the megaphone
of the poverty which is decaying their social and family fiber. To
drive my project, I have resorted to the esoteric elements: Water, earth, air
and fire. Albeit the latter is not represented, it will find its expression in
the “fire of wrath” of the casseroles which are nothing but the physical
extension of each Lebanese. | Be the first to post a comment.
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| Frivolité de mes ailes 12/2/07 La mouchette J’ai trouvé une mouche entraint de ce chauffer
les pattes et les ailes dans mon café. Je l’observai, et très vite j’ai rèalisé
qu’elle ne savait pas nager. J’étais à son secours. Je l’ai soigneusement
sortie de son bain brûlant en la couvrant d’une serviette de papier Starbuck.
Elle sufoquait de caféine. C’était propablement une tentative de suicide. Sans trop chercher à comprendre, je
l’ai prise chez moi. Avec le bout de mes doigts, je l’ai touché pour détecter un signe de vie. Je l’entendais à peine. Elle bourdonnait, elle
frémissait, elle avait froid. Ces ailes étaient crispées et collées sur son
corps. Je l’ai laissé au soins du temps. Ma mouchette ne volera plus jamais,
elle est paralisait. Comment faire pour soigner une liberté amputée? privée de
son espace public, comment ? Avec la technologie savante d’aujourd’hui,
j’ai la possibilité de lui simuler un environnement saint et propice qui répondera
à tous ces besoins. Je pourrai lui recréer un monde là où les chances de survie deviennent possible. Un monde comme elle
le désire, à l’abris de tous danger. Dans un espace virtuel préfabriqué, je pourrais lui offir une vie saine, unique et excluse de toute réalitée, à
l’image d’un rêve parfait. Sans effort ni menace elle aura ainsi accès à ces fantasmes
et ces désires. Elle pourra voyager à sa guise comme et quand elle voudra. Ma
mouchette sera finallement libre. Elle n'aura plus besoin de ces ailes. Cette expérience esthétique ne
serait-elle pas un rêve réel et parfait, là où le monde réel est substitué par un meilleur
monde. Après tout, sommes-nous pas les contracteurs de nos rêves? | Be the first to post a comment.
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| Le sacré et le profane 11/20/07 •Éprouvettes, olives, huile d’olives et plomb,
1m x 1m x 10cm. Une impression tragique se dégage de cet ensemble de petites
éprouvettes suspendues à la même hauteur contenant chacune une olive baignant
dans son huile, comme si l’installation constituait un système artificiel,
complètement dénaturé, de fécondation in vitro. Son caractère répétitif et
identique révèle les croyances animistes de notre ère postindustrielle. Ainsi
isolée et schématisée, l’incubation des olives présente en quelque sorte notre identité
qui perd son sens profond en adhérant aux nouvelles technologies de
reproduction; l’homme se détache
de ses questionnements mystiques sur la quête de ses origines et s’exclut par le fait
même de son espace naturel. Mon projet consiste à exposer des étuves et
dont chacune mesure 10 cm de longueur et 1.5 cm de diamètre. Chaque étuve
contiendra une olive verte, un cotton et un plomb et de l’huile d’olive. Chaque
tube sera suspendu du plafond par un fils transparent d’une distance et d’une
hauteur égale. Ainsi, cette installation sera une forme carrée, soit 100 x 100
tubes, d’une grandeur approximative de 3 mètres carrés. Cette œuvre
sous-tend une image métaphorique qui représente le statut de déracinement de
l’homme et la conservation de son identité. Ces olives exposées dans des tubes,
nous conduisent vers un sens symbolique. Ainsi, la lumière que dégage la
transparence des huiles jaunâtres et verdâtres créées une signification sacrée. Quant à son aspect tragique, il s’apparente, somme toute, à l’incubation
des olives et de ses noyaux dans des essences aussi naturelles que synthétiques
et leur isolation dans un environnement artificiel. Ce produit importé et
conservé soigneusement symbolise l’arrachement de l’homme de ses croyances et
son exclusion de son espace naturel. En immobilisant l’objet (le corps) dans un
espace restreint, l’homme est en totale inaction, il devient un sujet
d’observation et de reproduction. Ainsi, la conservation de l’olive à un double
sens. De nature iconographique, elle est à la fois sacrée et profane. En fait, son caractère répétitif et identique
met l’accent sur notre mode de vie post industriel. C’est, ce processus
rationnel de reproduction artificielle ou encore mieux « le
clonage », faisant état de la situation dramatique à laquelle nous sommes
confrontés. En adhérant à des nouvelles conceptions de reproduction
collectives, la conservation de l’identité perd son sens originaire pour enfin
rejoindre le collectif. Ainsi, « il importe d’apprivoiser progressivement la
technique, sinon la perte de l’unité du monde, et de la sacralité de la vie
humaine provoque une scission entre le faux-soi adapté (propre, ponctuel,
productif) mais irréel – et le vrai-soi mésadapté (colérique, désordonné,
insoumis) mais réel.
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| Esthétique du vide 11/20/07 Nous
naviguons dans l’espace de l’autre là où on y est sans y être. G. Ghazal Le
« phénomène » au sens de la phénoménologie n’est rien de substantiel
ni non plus l’expression d’une signification. Il est le sens même de
l’être, le paraître de ce qui
paraît ; il n’est pas quelque chose qui apparaît parmi les choses
apparaissantes, il est leur apparaître même et qui lui-même n’est rien
d’apparaissant. Art et
savoir P. 164 Nous vivons
dans une ère esthétique désinfectée, aseptisée, voire assainie de
l’imperfection qui se trouve au cœur de la beauté esthétique. Cette
qualification que j’attribue à notre mode de vie actuelle sous-tend une image
métaphorique sur le statut et les valeurs sociales de l’individu, là où il se
retrouve immobilisé dans un espace-temps virtuel. Les nouvelles approches et
tendances esthétiques se conforment et se marient avec la mode technologique.
Ainsi, au gré et au plaisir de la science, l’être humain a modifié ses relations physiques avec
l’espace et le temps. Des changements et des ruptures subits ont coupé le pont
entre l’homme et son vécu réel. Nous réagissons instantanément à des données
interactives fondées sur une politique de médiatisation universelle.
Les nouveautés surgissent de partout et en tout temps. Toujours en hybridation,
elles accouchent et vivent leur sort à l’instant. L’éphémère a atomisé
l’immortalité. Le délai ou l’attente disparaît et l’événement vit son
immédiateté. Notre
adhésion collective, dans notre vie quotidienne, à la technologie semble porter
des effets perceptibles quant à la perte progressive de la notion de
l’identité. Autrement dit, nous
assistons aujourd’hui à une dissolution de notre expérience subjective avec le social.
Nous embarquons dans un monde de lumière où le scintillement d’une luciole se
méprend pour une irradiation d’inspiration. Suspendus au cœur du vide, nous
vivons une sensation de non-existence, comme si l’esprit était envahi par une
perpétuelle décomposition autant matérielle que spirituelle. C’est le
couronnement du profane sur le sacré. En effet, nous sommes aspirés par un vide
qui nous conduit vers une dépossession et une absence du Moi. Cette
atmosphère technologique développe en nous des émotions froides de méfiance et
d’inquiétude, et nous enferme dans une société d’automates vivant sous l’abri d’un monde
virtuel. Auparavant la société était fédérée par des valeurs humaines, alors
qu’aujourd’hui elle est confédérée par un fatras de valeurs déstructurées sans
fondement sinon la fange de la fugacité. Actuellement, notre expérience
esthétique à changer de trajectoire. Elle est qualifiée de mode, de distraction
et de disparition. Or qui dit disparition, dit distorsion, dépossession, évaporation, abolition,
détérioration. En
un mot, destruction. L’expansion
et l’omniprésence de la technologie impliquent nécessairement l’annihilation de
certaines valeurs humaines. Nous subissons alors une altération de l’humanité
par l’appauvrissement des valeurs humaines et la dissolution de notre
subjectivité. À la condition humaine, on préfère le conditionnement. Mon dessein
est donc de représenter dans une installation, cet état nouveau - celui du
¨vide social¨-dans lequel l’individu a influé son lien avec le monde extérieur.
Pour ainsi
conclure, ¨la planète terre a été à la fois miniaturisée et domestiquée. Elle
peut désormais être livrée à domicile, comme un réfrigérateur ou un
aspirateur¨(1) 1-
DEBRAY, Régis, Vie et mort de
l’image, Mesnil-sur-l’Estrée, Editions Gallimard, 1994, p. 412 The Aesthetics of emptiness We surf in the space of the
other where one is there without
being there. By Ghassan Ghazal We evolve in an aesthetic era, which is disinfected,
antisepticised, doubtlessly decontaminated from imperfection, where precisely
lies the crux of the aesthetic beauty. Our way of living subtends a metaphorical image pinned
down to the status and social values governing the individual, where he is
enduringly trapped in the virtual duality of space-time. Thus, tossed around by
science, the human being has altered his physical relationships with space and
time. Enduring changes and ruptures blasted the bridge between the individual
and his true-life. We instantly react to interactive indications founded on a
universal “mediatisation “ policy. Novelties bolt from the blue. Everlastingly
in hybridisation, these novelties live their fate instantly. The ephemerality
has splintered immortality. The delay and the expectation vanish and the event
itself is absorbed by its moment. In our daily life, our collective adherence
to technology seems to carry in its bosom discernible effect with regards to
the progressive loss of the notion of identity. In other words, we are
witnessing the dissolution of our subjective experience with the social realm.
We embark in a world of light where the twinkling of a firefly is mistaken for
a radiation of an inspiration. Suspended in the heart of void, we live a
sensation of non-existence, as if the spirit was forayed by a perpetual
materialistic and spiritual decomposition. It is the profane dethroning the
sacred. In effect, a vacuum that drives us towards a dispossession and an
absence of the Ego aspirates us. In the past, the scalpel of revolutions and
wars would change the face of History in general and societies in particular
and the cycle of this change would take generations to soak in its social
fiber. Nowadays, with the technological revolution, the classic weapons have
been substituted with a keyboard. The keyboard represents the space that
surrounds us. Lovers no longer look into each other’s eyes, they romance the
screen. This technological aura planted
in us mistrust and anxiety and immured us in an automated, hyper-real society.
. Previously, society was governed by human values, whereas today it is
governed by a hotchpotch of destructured values that have no foundation other than
the quagmire of fleetingness. Presently, our aesthetic experience has shifted
its trajectory. It is certified as one of fashion, distraction and
disappearance. Yet, who says disappearance says distortion, dispossession,
evaporation, abolition and deterioration. In a nutshell: destruction. The
expansion and omnipresence of technology certainly imply the annihilation of
some of our human values. Therefore, we are subjected to the alteration of
humanity through the impoverishment of the human values and the dissolution of
our subjectivity. To the human condition we prefer the conditioning. | Be the first to post a comment.
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| Malaise méditatif 11/20/07 Un claustrophobe se promenant dans les rues de
Hamra est pris d’un besoin irrépressible de passer à la toilette. Il trouva un
cabinet de toilette mobile érigé sur le trottoir. Ceci peut bien immédiatement
régler le malaise du corps, mais il demeure à savoir comment et quoi faire avec
le malaise de la pensée. Le claustrophobe est tiraillé entre garder la porte du
cabinet d’aisance ouverte, exposant ainsi publiquement ces moments personnels
et intimes, ou bien s’y enfermer et subir les affres de la claustrophobie. Son
incertitude s’amplifie car en adoptant la première option, doit-il afficher sur
la porte la raison de son comportement bizarre et, de ce fait, éveiller
l’attention des piétons ? Ainsi, cet individu se déchargeant dans un
cabinet d’aisance avec une porte semi-ouverte touche à des questions éthiques,
corporelles et psychiques. Cette installation rurale et simulationniste
exprime la tension de résistance de la pensée révélant une attitude inquiétante
qui traverse autant l’individu que le collectif et qui, n’adhère point à la
logique humaine. Cette interaction
directe et inhabituelle met la lumière sur une mutation troublante entre le moi
et le monde, ce qui crée un désordre entre la perception de l’image et sa
compréhension. | Be the first to post a comment.
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| NAFAS 11/20/07 • “La violence
et ce qui la cause deviennent une question de regard posé sur les choses. La
multiplicité du regard ressort : la violence est culturelle. Elle est liée
à des a priori culturels qui se traduisent par des pratiques politiques,
sociales, religieuses, et qui touchent autant l'avènement de la chose que sa
réception.” CHANTAL PONTBRIAND LA VIOLENCE DANS SA LAIDEUR MIROIR SANS TAIN DU POUVOIR •Ici, la mort
est halal : un produit de consommation contrôlé, supervisé, certifié et entériné
par les puissants pays étrangers, l’impuissance et l’impotence de notre
gouvernement. La mort, l’ultime lapalissade, fabriquée ailleurs dans des usines
robotisées ; le produit de consommation est déjà déshumanisé, elle sort de
l’antre de la destruction dollarisée sous un rugissement qui, une fois importé
chez nous, étouffera les hurlements et les sanglots de la population. •Il est évident
que cette image, à la fois ironique et cruelle ne manque point d’absurdité, là
où la violence (miroir sans tain du pouvoir) réfléchit ces différentes
facettes : sociale, politique, psychique et économique ; et qui
constitue le centre même de ma problématique. il est de nature égocentrique,
narcissique, autistique, puisqu’il y a rupture avec son entourage, et puise sa
force aux dépens et de la faiblesse des autres en exerçant la loi du plus fort.
À prime à bord, mes installations sous-tendent
une image métaphorique sur les enjeux de la guerre-‘on joue à la guerre’- et de son
pouvoir. La dualité du pouvoir et de la guerre c’est le gant et la main. Un
gant velouté dans une main de fer. Un pouvoir qui tisse sa trame sur la
destinée humaine et une guerre qui effiloche le canevas de cette même destinée.
•Plusieurs
boutons seront installés à même le sol, connectés par un fils électrique et qui
serviront comme interrupteurs. Au moment où le spectateur pose le pied dessus,
une pulsion d’air sera dégagée du ventilateur et propulsera les plumes dans les
airs, incitant ainsi l’idée de respiration et d’explosion. La dimension métaphorique
du corps humain représenté par une boîte transparente et les plumes arrachées
de leur peau créent forcément une narration symbolique sur la douleur autant
psychique que physique. | Be the first to post a comment.
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